Le viaduc du Viaur s’offre un lifting

- il y a 9 mois

Le viaduc du Viaur a fêté ses 115 ans le 16 septembre dernier. Ces festivités ont également marqué la fin d’un chantier complexe qui a duré trois ans. Apave a accompagné son client pour vérifier la stabilité du viaduc et des échafaudages nécessaires pour décaper et repeindre la structure métallique.

Le viaduc du Viaur est un ouvrage de 460 mètres de long unique en son genre. C’est le seul pont en France construit en porte-à-faux. Conçu en 1902, il avait besoin d’être rénové pour pérenniser sa structure. Il s’agissait notamment de refaire la protection anticorrosion, la dernière campagne datant des années 1980. Pas moins de 80 hommes ont participé à ce chantier gigantesque pour décaper les 67 000 m2 de la structure, soit l’équivalent de 9 terrains de football, les repeindre avec 3 couches de peinture anticorrosion, changer 3800 rivets… Les travaux comprenaient également le renouvellement de la voie ferrée et quelques réparations métalliques. «Nous avons fait face à de fortes contraintes environnementales et techniques : il s’agit d’un ouvrage d’art classé monument historique avec des peintures contenant de l’amiante et du plomb, situé sur un site splendide du réseau écologique européen Natura 2000, avec des trains de la ligne Carmaux-Rodez toujours en circulation, qui traversent la rivière du Viaur entre Tanus dans le Tarn et Tauriac dans l’Aveyron», précise Didier Denis, directeur d’opération délégué de Systra, groupe de conseil et d’ingénierie chargé de la maîtrise d’ouvrage mandatée par SNCF Réseau (ex-RFF).

UN ACCOMPAGNEMENT RENFORCÉ
C’est aussi un chantier avec de forts enjeux de sécurité pour les travailleurs et les voyageurs à bord des trains en circulation. C’est pourquoi Apave a été chargée du contrôle extérieur des ouvrages provisoires (échafaudages suspendus pour la partie haute des arches et échafaudages au sol pour la partie basse) et de la stabilité du viaduc. « Sa structure métallique ne permet pas d’accrocher n’importe où les échafaudages, pesant chacun 40 tonnes. Il faut réaliser des calculs très précis et complexes. Sans parler du désamiantage et du déplombage qui devaient être effectués dans les règles de l’art », précise Damien Laumond, responsable unité bâtiment génie civil chez Apave. Les travaux se sont déroulés en plusieurs étapes, d’abord le tablier du viaduc puis les arches, zone par zone, et le montage des échafaudages… «Damien Laumond a réalisé un accompagnement renforcé sur les notes de calcul et les modes opératoires auprès du bureau d’études de l’échafaudeur. Sa rigueur et sa disponibilité sont allées au-delà de la prestation classique», conclut Didier Denis. /

LA DÉMARCHE APAVE
Pour prévenir les risques sur ce chantier complexe, Apave a contrôlé les ouvrages provisoires et leur conformité vis-à-vis de la stabilité du viaduc. Sa mission de contrôle tierce partie a porté sur différents éléments : examen des documents d’exécution (plans, calculs…), contrôle de leur cohérence par rapport au viaduc existant, vérification des surfaces de bâchage qui confinaient l’amiante et le plomb lors des opérations de sablage, de décapage et de peinture. Grâce à cette belle référence, Apave s’est vu confier deux nouvelles missions de contrôle technique construction pour la nouvelle passerelle d’Albi au-dessus du Tarn et le viaduc routier du boulevard urbain ouest de Montauban.

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damien.laumond@apave.com

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