Avec le BIM, le bâtiment à l’ère du numérique

- il y a 11 mois

L’ESSENTIEL / Le BIM (Building Information Modeling) devient incontournable dans les projets de construction ou de réhabilitation. Il s’agit d’un processus de conception et de gestion des données d’un ouvrage immobilier tout au long de son cycle de vie qui nécessite de nouvelles méthodes de travail. LES ENJEUX / Le BIM constituera une source d’amélioration de la qualité et d’optimisation des délais et des coûts tout au long de la vie du bâtiment, et une opportunité pour mieux maîtriser les risques.

En France, le BIM (Building Information Modeling ou modélisation des données du bâtiment) commence à s’imposer progressivement. Ce processus de travail collaboratif s’appuie sur une maquette numérique et une base de données relationnelle partagée reprenant toutes les informations nécessaires aux différents acteurs du projet. Ces données seront enrichies tout au long du processus pour aboutir à un modèle virtuel tel que construit à disposition des futurs utilisateurs. Les grandes entreprises, architectes, bureaux d’études, ingénieurs et industriels s’inscrivent de plus en plus dans cette démarche BIM, souvent déjà imposée à l’international, comme au Royaume-Uni depuis 2016, ou prochainement en Italie (2019) ou encore en Allemagne et en Espagne (2020).

LA DYNAMIQUE EST ENGAGÉE
Si la maquette numérique s’est répandue dans le secteur de la construction depuis plusieurs années, son usage et son intégration dans un processus BIM restent encore limités, notamment dans les TPE et PME. Elle implique le passage d’une ingénierie séquentielle à une ingénierie collaborative. Mais les experts sont optimistes, la dynamique est engagée. Selon l’observatoire du BIM, son niveau d’adoption progresse dans toutes les catégories d’acteurs. Le rapport d’étape du Plan Transition numérique dans le bâtiment, publié en mars dernier, précise : « fin 2014, seuls quelques “précurseurs” utilisaient le BIM. Aujourd’hui plus du tiers des professionnels français ont commencé à l’utiliser ». Ses avantages sont en effet nombreux, dès la phase de conception jusqu’au recyclage au moment de la démolition, en passant par la gestion technique du patrimoine. « Le BIM permettra de mieux construire, mieux communiquer, mieux décider et mieux gérer », explique Claire Doutreluingne, responsable du développement BIM chez Apave. Comme toutes les informations du bâtiment sont centralisées dans la base de données (dimensions, résistance au feu, marque, modèle, performance énergétique, etc.), le maître d’ouvrage peut vérifier la conformité du projet à ses attentes, contrôler les coûts et les délais, connaître les problèmes ou les conflits, et mieux arbitrer entre coûts et performances.
Cette évolution est d’autant plus importante que le BIM représente «un maillon essentiel de gestion et de maîtrise des risques. Il permet de les identifier plus tôt, de tracer toutes les actions et de mémoriser les processus, souligne Claire Doutreluingne. Le contrôleur technique est à même d’exploiter dans la base de données unique un dispositif de maîtrise des risques enregistrant les actions de prévention engagées par chaque acteur. C’est un gain d’efficacité considérable».

LE BIM WITH APAVE
Apave apporte aux maîtres d’ouvrage une solution sans ruptures de la conception à l’exploitation/maintenance dans un environnement Open BIM qui s’adapte au projet et aux différents logiciels des équipes de conception et des entreprises. Apave est partenaire du maître d’ouvrage afin que la démarche BIM qu’il engage réponde à ses attentes. Les équipes d’Apave, déjà formées à cette méthode, peuvent mener des missions de coordination sécurité des chantiers, de contrôle technique ou d'accompagnement à maître d’ouvrage BIM. Apave participe par ailleurs à des groupes de travail, comme l’Atelier BIM virtuel (ABV), et contribue ainsi à construire le BIM de demain. Enfin, «Apave lance une offre innovante : Le BIM with Apave, une plateforme numérique qui rassemble et synchronise les données de tous les acteurs sur tout le cycle de vie d’un projet immobilier», conclut Claire Doutreluingne. /

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